VIDEO – Radio Caroline : il y a 50 ans, l’horizon…

Télérama consacre cette semaine un article au sujet de Radio Caroline, à l’occasion de son cinquantième anniversaire .
Je me demande souvent si nous ferions aujourd’hui de la radio comme nous le faisons, avec liberté et parfois indépendance, si Caroline n’avait pas existé.

De tous temps, ce sont les contestataires et les individus qui ont refusé certaines règles qui ont fait avancer les choses.les DJ’s de Radio Caroline étaient de ceux là, en défiant le pouvoir médiatique en place.

Contrairement à ce que l’on croit, Radio Caroline n’était pas illégale à ses débuts . C’est un fait divers sordide, un meurtre à cause d’un différent au sujet d’un émetteur, qui entraînera le gouvernement britannique à interdire les radios pirates. Ensuite, les dettes s’accumulant, la station fermera jusqu’en 1972 où elle renaît de ses cendres.

Je vous propose quelques reportages de cette époque de pionniers 🙂 Régalez vous 🙂







 

Et vous en trouverez des tas d’autres ici : http://www.youtube.com/watch?v=_Y5QNkjKvyc&list=RD_Y5QNkjKvyc#t=13

Dis moi quelle radio tu écoutes, je te dirai pour qui tu votes

 

Marianne vient de publier un article mettant en parallèle les habitudes de consommation des médias et les sympathies politiques. Evidemment, la radio n’échappe pas à la règle . Il s’agit d’un sondage réalisé avec l’IFOP suite aux récentes élections municipales en France.

Donc, ceux qui votent à gauche écouteraient plutôt France Inter, alors qu’à droite on écouterait plutôt RTL, France info et RMC  ?

Rassurez vous , si vous êtes de droite et que vous écoutez Inter , on ne vous en voudra pas 🙂

Un constat cependant lorsque on regarde les différentes infographies de l’article de Marianne : la radio ( tout comme la télé, mais c’est moins clair ) semble être le média qui rassemble le plus d’individus de partout et qui affiche le moins une « couleur politique » . C’est beaucoup plus segmenté pour la presse écrite, ce qui est normal dans un pays ou la presse est une presse d’opinion ( même si de plus en plus souvent elle s’en défend ) .

Et vous ? l’écoute de votre radio favorite ou la lecture de votre journal correspondent-elles à vos sympathies politiques ? 🙂 Modifiez vous par exemple vos habitudes d’écoute parce que tel ou tel chroniqueur ou présentateur radio va dans le sens de vos opinions politiques  ?

 

La radio face aux défis du numérique – RFI

Emission très intéressante des Ateliers des Médias de RFI consacrée  à la radio . Résumé ci dessous, et n’hésitez pas cliquer sur cet Article publié sur :  La radio face aux défis du numérique – RFI pour écouter l’émission ( en deux parties )

 

Comment le numérique a-t-il transformé la production de l’information à la radio ? Les acteurs qui contribuent à cette production ont-ils changé ? L’identité professionnelle des journalistes de radio a-t-elle été modifiée ? Comment écoute-t-on la radio aujourd’hui, et comment va-t-on l’écouter demain ? Ces questions parmi d’autres, étaient au menu du 7e colloque organisé par le Grer, les 21 et 22 mars 2014, intitulé Information et journalisme radiophonique à l’ère numérique. L’équipe de l’Atelier des médias a enregistré publiquement l’émission, diffusée cette semaine, en compagnie des invités présentés ci-dessous. En fin de billet, vous trouverez également l’enregistrement de notre présentation Le paradoxe numérique de la radio.

Christophe Deleu est responsable de l’enseignement radio au Cuej, documentariste et producteur à France Culture. Il est également vice-président du Grer et auteur du livre Le documentaire radiophonique.

En ce qui concerne sa relation au numérique, « la radio semble s’interroger sur le fait même de devoir s’interroger. Là où la presse écrite est en grande difficulté actuellement, la radio n’est pas en difficulté. En France, mais dans d’autres pays aussi, les indicateurs pour mesurer si les gens écoutent ou non la radio ne vont pas dans le sens d’un désintérêt. Il n’y a pas non plus de médias privés qui coulent. Lagardère avec Europe1 ça va bien, RTL aussi. Malgré tout, il y a le numérique qui est là. Et les politiques numériques des radios pataugent pas mal. Il y a eu dans certaines radios un «retard». Il y a eu beaucoup de turn over au sein des équipes dirigeantes des sites web de ces radios. On a recruté tantôt des journalistes de radio, tantôt des journalistes de presse écrite. Il y a eu du tâtonnement, pas de politique éditoriale menée à long terme.

On a l’impression que le son n’a pas sa place sur les sites des radios. Il faut tout faire sauf du son. On part du principe que les auditeurs ne vont pas écouter les sons. On a beaucoup développé les photos et les textes. Mais l’idée de mettre du son, on a l’impression que c’est arriéré. Il y a un problème d’identité pour la radio par rapport au numérique, si on fait du numérique, comment est-ce qu’on le fait sans forcément perdre son identité ? J’ai l’impression que la radio n’a pas la réponse à cette question. »

Laurent Fauré est enseignant au Département des sciences du langage de l’université de Montpellier 3 et chercheur au laboratoire Praxiling du CNRS (Centre national de recherche scientifique). Lors du colloque, il a animé la présentation Regarder la radio, montrer le studio, un usage numérique contre-nature ou dans la continuité de l’agir professionnel radiophonique ?

« La radio a changé de l’intérieur et progressivement. Il nous semble que le meilleur moyen d’analyser ce qu’il se passe aujourd’hui, c’est de voir comment les gens travaillent et comment les gens en parlent en travaillant. Il y a des modifications qui viennent, par le numérique, changer les pratiques et les manières de faire. Et par ailleurs l’univers numérique, en tant qu’univers culturel est en train de modifier les usages, mais aussi la manière dont on parle de la culture et des différents objets du monde, à la radio. En revanche, on peut considérer qu’il reste à changer sans doute le regard sur ce que l’on fait avec des dispositifs qui viennent s’associer à la radio. C’est-à-dire des caméras, mais aussi le fait même de mettre en ligne des données, vidéo ou pas. Qu’est-ce que l’on fait avec ça ? Pour l’instant, c’est un peu produit d’appel, il semble que ça a pu être pensé à un moment donné comme une sorte de volonté de fidéliser un certain public, mais il se peut surtout qu’aujourd’hui ça puisse devenir autre chose. »

Aude Jimenez est chercheuse à l’Université du Québec à Montréal. Elle a proposé lors du colloque une présentation intitulée Information et participation au sein de la radio communautaire africaine : quelles perspectives à l’ère numérique ?

« J’essaye de voir comment ces radios qui sont celles qui ont le moins d’argent font leur transition vers le numérique avec toutes les contraintes financières que cela pose en priorité. »

Pour distinguer les distinguer des autres radios, Aude Jimenez retient le critère de but non lucratif.

« Pour cette raison, dans certains pays, on les appelle aussi radios associatives. Le fait que ce sont des radios en langue locale, des radios qui ont des équipements et des moyens financiers modestes et des radios avec une forte participation. Ce sont des radios pour et par la communauté. »

Pour les radios communautaires, et notamment au Sénégal, Aude Jimenez explique qu’il y a des « changements des pratiques journalistiques grâce au téléphone par l’utilisation des SMS notamment. »

« Les changements sont beaucoup plus apparus par la téléphonie mobile que par Internet. Pour en venir aux médias sociaux, les radios communautaires sénégalaises n’y sont pas encore présentes. »

Marie-Soleil Frère est enseignante à l’Université libre de Bruxelles, chercheuse en Sciences sociales spécialisée dans les médias africains. Elle a animé, lors du colloque, une présentation intitulée Formateurs, animateurs ou sauveurs : perception des radios et journalistes par les auditeurs dans les régions des Grands Lacs.

« Le basculement au numérique a rendu possible l’aventure d’une radio très pluraliste. Il a permis d’accroître la participation des auditeurs, qui a changé profondément la manière dont les journalistes travaillent, à la fois leur accès à l’information, aux personnes ressources, aux témoins et aux acteurs. Mais aussi la manière dont les journalistes peuvent transmettre du son depuis l’intérieur du pays. Ça a changé les pratiques journalistiques, ça a changé aussi l’identité professionnelle des journalistes profondément la manière dont le public se rapporte à ces médias. »

Marie-Soleil Frère retient également l’importance de l’accroissement de l’équipement en téléphone portable.

« S’il y a dix ans, on avait posé des questions sur comment l’Afrique allait évoluer en termes d’équipements, personne n’aurait pu pronostiquer qu’en l’espace de 5 ans, on allait passer dans un pays comme le Congo de presque rien à plus de 60 % de population équipée de leur téléphone mobile. (…) Ce qui m’intéresse est de voir comment aujourd’hui, les publics, les audiences, les citoyens de ces pays, s’emparent de ces instruments-là pour les mobiliser dans leur rapport à l’information. Pour accéder à l’information et pour participer aussi à la production d’information et la possibilité d’exprimer leur avis sur ce qu’il se passe dans leur pays. »

Andrada Noaghiu est documentariste radio pour Arte Radio et France Culture. Elle réalise actuellement Femmes polygames, un documentaire décliné sur plusieurs supports.

« En allant interroger les pratiques des journalistes pour faire exister la radio hertzienne sur internet, le son est assez délaissé. Il y a plutôt un alignement sur l’image. Où est le son ? Il y a des radios, comme Arte Radio où j’ai travaillé pendant 3 ans, qui se déploient uniquement sur internet. C’est une webradio qui a une réelle communauté, beaucoup de fans, de fidèles. Elle a créé une identité plastique, esthétique et éditoriale, très forte, très marquée. Ça devient en soi, une marque, avec un public fidélisé.

On a beaucoup parlé de journalisme, de production d’information très quotidienne, alors que peut-être que ce que va permettre internet, c’est quelque chose d’un peu plus large. De prendre le temps, de ne pas produire tous les jours. Ce n’est pas le même métier que de devoir rendre compte de l’information heure par heure, jour pour jour, ou se demander comment créer un objet radiophonique ou sonore, plus élaboré. »
 
Plus d’infos : cliquer ici.

 

Article publié sur :  La radio face aux défis du numérique – RFI.

Naissance du « Google Belge » de la radio

Dès le 28 avril 2014, chacun pourra utiliser maRadio.be, le player unique à destination de toutes les radios belges francophones pour l’écoute de la radio en ligne.

Le site et son player s’appuient sur la technologie HTML5 ultra compatible avec les smartphones et tablettes nouvelle génération.

Mais ce n’est pas tout ! MaRadio.be sera aussi un puissant moteur de recherche. Il suffira à l’utilisateur de taper le nom d’une émission, d’un animateur ou d’une animatrice, un( e) artiste, une radio près de chez vous, un style de musique ou genre de contenu pour trouver immédiatement son bonheur. Génial pour les radios locales : l’auditeur pourra aussi découvrir les radios qui sont tout près de chez lui grâce à la géolocalisation, et ajouter lui même ses radios favorites dans le player.

Et enfin, on pourra grâce aux « podcasts » identifiés réécouter à loisir ses émissions préférées.

Génial, non ? Tout ca annoncé le jour des 100 ans de la radio en Belgique, une belle collaboration entre les opérateurs ( les radios de la RTBF, Bel RTL, Radio Contact, Nostalgie et Fun Radio) qui , concurrents en FM, s’unissent pour faire avancer le numérique. Ce projet trouve sa source au Royaume Uni, ou une telle initiative existe déjà: l’effet fut immédiat puisqu’il entraîna une augmentation de l’écoute en ligne de plus de 30%.

Mais l’objectif clairement affiché est de démontrer s’il le fallait encore que l’avenir de la radio passe par le numérique.  Une sorte de « transition » qui passera par l’IP avant que le régulateur ne lance officiellement la Radio Numérique Terrestre en Belgique. Le projet a été financé par les radios à l’origine de l’initiative. maRadio.be a également bénéficié d’un subside de 50.000 euros dans le cadre du Fonds d’aide à la création radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Chaque radio restera maître de son contenu, en fonction de ses moyens et de ses besoins, en toute indépendance. Une participation est demandée à chaque opérateur : de 30€ par mois pour les « petites radios » à 600 euros par mois pour les plus grosses.

 

Lire sur le même thème : « La 4g n’est pas la solution mais un complément« 

Classement des animateurs : les Français brûlent-ils vite ce qu’ils ont adoré ?

Comme chaque année, le magazine Stratégies publie son classement des personnalités préférées du PAF selon huit critères. Cette année, le sondage a été réalisé par Omnicom Media Group sur un panel de 1099 personnes qui représente la population française, entre 15 et 60 ans. Si certains animateurs s’en sortent plutôt bien à l’instar de Michel Cymes et Frédéric Lopez, plébiscités par les Français cette année, d’autres sont beaucoup moins appréciés…
Télé Loisirs résume la situation comme suit :

 

D’après Anas Tazi, auteur de l’article, « Benjamin Castaldi, animateur phare de la chaîne TF1, grâce notamment à Secret Story, se retrouve en tête de ce classement négatif. Selon le sondage, l’animateur est antipathique (selon 15% des votants), ennuyeux (24%) et démodé (21%). Sur ce dernier point, il est devancé par Julien Lepers (38%), Jean-Pierre Foucault (38%) et Michel Drucker (48%).

Pour Arthur, les années passent mais certaines choses ne changent pas. En effet, l’an dernier l’animateur des Enfants de la télé (TF1) était à la tête de la catégorie de l’animateur le plus antipathique. Et cette année, il remet le couvert (16%), devant Cyril Hanouna (15%). Il est également considéré arrogant (20%), Laurent Ruquier le suit avec 17%.

Enfin, Enora Malagréchroniqueuse de Touche pas à mon poste qui ne cesse de faire parler, ne laisse définitivement personne indifférent. Selon le sondage, la « grosse gueule du PAF » est la plus arrogante (26%). Elle est également considérée comme antipathique (15%) derrière Arthur, Benjamin Castaldi et Cyril Hanouna. »

 

Evidemment, il ne s’agit que d’un sondage . mais sérieusement, qu’est ce qui pousse les Français à regarder des émissions de télévision proposées par des animateurs qu’ils n’aiment pas ? On ne peut pas dire que les émissions d’Arthur ou Castaldi ne soient pas suivies, on ne peut pas dire que ces animateurs ne « durent » pas .
Alors ? Sommes nous masos ? Pas assez d’alternatives ? Quel est votre avis sur la question, vous ?

Comment fabrique t-on un journal télévisé ?

N’avez vous jamais rêvé de pénétrer dans les coulisses de la fabrication d’un JT ?

À travers cette série de reportages, la rédaction de France 2 ouvre ses portes pour nous faire suivre, pas à pas, une journée de préparation du journal de 20 heures.

Du rédacteur en chef au présentateur, chaque protagoniste prend la parole pour expliquer les spécificités et les exigences de son travail.

Plongée dans une journée de la rédaction de France 2, de la conférence de rédaction du matin aux derniers préparatifs du journal de 20 heures.

Découvrez le site Education et Medias du CSA ici

VIDEO – Comment Médiametrie calcule l’audience de la radio

Le journal « le Parisien » sort aujourd’hui un article au sujet de la mesure de l’audience de la radio. Petite visite en vidéo à Amiens, au centre d’appels.

 


Comment Médiamétrie calcule l’audience des radios par leparisien

Imaginez qu’on vous demande quelles radios vous avez écoutées ces dernières vingt-quatre heures : chez vous, dans votre voiture, un commerce, un taxi… Vous en souviendriez-vous ? Et de quelle heure à quelle heure, précisément ? Ne serait-ce qu’un instant ? Voilà le défi auquel sont confrontés chaque soir les enquêteurs de Médiamétrie.

Faire se remémorer à 400 personnes leur écoute de la radio sur la journée écoulée. Le tout en composant des numéros de téléphone au hasard, à l’heure du bain ou du repas. C’est ainsi que depuis 1986 l’audience des radios est calculée.

Entrer dans le centre d’appels d’Amiens, c’est mettre le pied dans une fourmilière de 1 500 m2 de bureaux où bruissent les « Allô ». Entre chaque enfilade de six postes de travail, séparées par des cloisons basses, les superviseurs arpentent les travées, tablette numérique en main, suivant en temps réel les progrès de leurs enquêteurs.

La scène évoque davantage une salle de marché remplie de tradeurs qu’un institut d’études, surtout quand on avise, sur un mur, les écrans réactualisant à chaque minute les quotas à atteindre. « Monsieur, je suis désolé, il ne nous reste que des jeunes à interroger dans votre région », glisse Olivier à son interlocuteur. Il raccroche en souriant. « Il avait 76 ans. J’ajoute parfois que l’âge n’est qu’un état d’esprit ! »

Dans la travée d’à côté, une enquêtrice est en ligne avec Hannah, une collégienne tentant de se souvenir à quelle heure son père a zappé entre RFM et Nostalgie dans la voiture. Son profil s’affiche en haut à gauche de l’ordinateur : femme de 13-19 ans, inactive, Montpellier. « Ça, c’est le graal, il faut les avoir », confie David, un autre enquêteur. « Il y a dix ans, les jeunes se précipitaient pour décrocher le téléphone fixe. Plus maintenant », sourit Jacques-François Fournols, directeur des ressources et des opérations chez Médiamétrie, pilotant les deux centres d’appels.

Les ados sont difficiles à joindre mais souvent ravis de donner leur avis. Même si entendre une petite voix au bout du fil n’est pas la garantie d’une mission accomplie. « Certains enfants, quand ils décrochent, font barrage en refusant de nous passer leurs parents », s’amuse David. En deux appels, ce jeune homme jovial passe de la fillette seule chez elle et qui s’excuse de n’avoir « que 12 ans » à la senior refusant de donner son âge exact.

Qu’est-ce qui fait un bon enquêteur ? « Quelqu’un qui a une écoute active, le sourire au téléphone, et qui sent si des invités arrivent chez leur interlocuteur ou si un enfant pleure », résume Jacques-François Fournols. Car l’entretien peut durer de quinze à quarante-cinq minutes selon l’interviewé et est ponctué de relances. Après un « non », le sondeur peut insister en demandant au sondé s’il a écouté une station « ne serait-ce qu’un instant ».

En ligne avec un Parisien fidèle de france Inter,france Info et France Culture, David sent la lassitude de son interlocuteur poindre au fil des réponses, lâchées d’une voix lugubre. Mais tous les sondés ne sont pas contre un coup de fil s’éternisant un peu. « Les personnes âgées qui craignent l’entourloupe, ce sont mes préférées, raconte Mouna, enquêtrice depuis treize ans. Je suis tombée un jour sur une petite mamie vraiment méfiante. Je l’ai rassurée en lui expliquant que je n’avais rien à lui vendre. On a si bien discuté et ri ensemble qu’à la fin de l’entretien elle m’a demandé mon adresse pour m’envoyer une carte postale ! Et elle l’a fait. »

Article à lire sur le site web du Parisien

Un selfie pour le Télévie

Aidez la recherche et participez au télévie ! Que ce soit seul, avec vos amis, votre animal de compagnie ou votre famille, peu importe, trouvez un cœur et photographiez-vous avec.

Pour rappel, un selfie est un autoportrait pris avec un téléphone mobile à bout de bras.

Faites parvenir votre portait à l’adresse selfie@televie.be, les photos seront postées sur la page Facebook du Télévie où vous aurez la possibilité de les partager afin de récolter un maximum de « j’aime ». Celui ou celle qui en aura récolté le plus aura le privilège d’être invité dans la « Live Room  » afin de vivre la grande soirée de clôture du 26 avril depuis les coulisses, comme et avec les stars.

Rejoignez le compte Facebook du télévie

 

La 4G n’est pas la solution, mais un complément.

Un article de SatMag et un post du Sirti sur Facebook ( voir l’image ) ont attiré mon attention cette semaine : ils démontrent le coût exorbitant que coûterait une diffusion radio sur le réseau 4G ( IP ) par rapport au DAB+ ( RNT ) .

Deux analyses en Norvège et en Suède semblent le démontrer, et on ne peut que constater que la RNT reste le moyen le plus économique et le plus efficace pour la diffusion des programmes dans l’avenir.  En Allemagne, le même constat apparaît dans un rapport réalisé pour le régulateur. Mais ca n’est pas le seul constat qu’on peut en faire.

Dans la pratique, j’essaye d’utiliser chaque jour mon téléphone pour écouter quelques radios dans ma voiture . Et force est de constater que pour l’utilisateur lambda, c’est encore très très compliqué aujourd’hui : il faut télécharger des applications sur le smartphone, associer en bluetooth le téléphone et le système audio de la voiture ( quand ca marche du premier coup ) , la 4g n’étant pas dispo partout il y a des coupures quand on circule ( quoi que, de moins en moins : j’ai pu il y a quelques semaines faire le trajet Douai / Paris via l’A1 sans aucune coupure en écoutant la radio via mon smartphone) , la manipulation pendant la conduite demeure dangereuse et surtout le niveau critique de téléchargement autorisé par mon opérateur est rapidement atteint. Autant d’éléments qui ne plaident pas en faveur de l’écoute de la radio par IP aujourd’hui.

Les opérateurs justement: ils sont en permanence à la recherche de contenus pour valoriser l’abonnement qu’ils nous vendent à nous, clients de la téléphonie mobile et de l’internet mobile. Ne serait il pas logique que les opérateurs de téléphonie prennent en charge le coût de l’opération, quitte à le répercuter à minima et presque de manière invisible sur l’abonné, puisqu’ils peuvent disposer d’autant de contenus que ceux que toutes les radios proposent, ce qui est inévitablement un « plus » pour la vente de leurs produits ? Ne le font ils déjà pas pour la télévision ?

Oui. Sauf que diffuser du son sur internet est autrement plus simple que de l’image en direct … toutes les radios quasiment disposent aujourd’hui d’un « stream » audio permettant, depuis leur propre site, d’écouter en direct le programme diffusé à un coût relativement bon marché.  La télévision, elle, doit faire face à des investissements plus lourds pour pouvoir le faire et est obligée de s’appuyer sur le concours des opérateurs pour y parvenir, opérateurs qui sont devenus autant de « tuyaux » dans lesquels les programmes de télévision s’engouffrent. Il suffit de voir les offres de Free, d’Orange, de Bouygues ou de SFR en la matière : puisqu’ils fournissent les « tuyaux » , ces tuyaux sont valorisés et sont devenus autant d’arguments de vente pour les opérateurs à destination de leurs clients : nous.

Mais pas la radio car cette dernière n’a pas besoin des opérateurs pour exister en IP, elle se débrouille sans eux.

Alors bien entendu, on imagine que demain il sera facile d’utiliser le web dans la voiture : cela existe déjà aujourd’hui, certains autoradios sont équipés pour et certaines marques s’en sont d’ailleurs fait une spécialité. On imagine qu’il sera simple , via une clé USB par exemple, d’adapter les actuels systèmes audio à l’IP.  Mais pourquoi ?

Pour moi, la radio doit rester LE média par excellence accessible à tous et gratuitement. Or, si l’IP suppose un coût largement supérieur, qui va payer si ce n’est le client puisque  les opérateurs de téléphonie n’apportent rien aux radios ( et ils ne semblent pas prêts à le faire ) ? Allons nous accepter de payer par « paquets » supplémentaires pour écouter ce qu’on écoute aujourd’hui en FM puisqu’on a vu que les opérateurs ET les diffuseurs n’auront qu’un intérêt limité les uns pour les autres ? Évidemment non.

Pour toutes ces raisons je pense que l’IP n’est pas la solution mobile pour notre média. C’est un complément. Un complément actuel à la FM qui nous permet d’écouter partout des programmes que nous ne captons pas dans notre ville, et qui le permettra tout autant lorsque demain la RNT proposera ses multiplexes sur les villes. La RNT enrichira nos contrées de programmes nationaux régionaux et locaux, pérennisant la bonne santé de ces derniers,  et l’IP nous permettra d’écouter confortablement et à petite dose les programmes qu’on ne pourra pas capter chez nous ainsi que des compléments sonores qui ne seront pas proposés par les canaux traditionnels.

Bien sûr, il faudra du temps pour que chacun s’équipe. Nos voitures ne seront pas tout de suite compatibles, nos installations à domicile non plus,  et il faudra que la FM et la RNT cohabitent pendant de nombreuses années. D’autant que je pense sincèrement que nos gouvernements ne feront pas à la RNT le cadeau d’une grande campagne publique de sensibilisation à la radio numérique terrestre à destination du public comme ils ont pu le faire pour la TNT .

Je pense que la FM a encore de beaux jours devant elle. Mais qu’il faut se préparer inévitablement à évoluer. Encore faut-il que tous veuillent bien s’accorder…